Sandrine, tapissière, redonne vie aux fauteuils

C’est le métier de la tapisserie que Sandrine a choisi après une première carrière dans les Télécoms. Aujourd’hui, dans son atelier d’Alfortville dans le Val de Marne, elle embellit nos intérieurs en redonnant vie à nos sièges et fauteuils. Portrait d’une femme minutieuse et passionnée.

Racontez-nous votre parcours…
Apres une quinzaine d’années dans le domaine technique des réseaux de télécommunications, j’ai opéré un grand virage professionnel, et je me suis réorienté vers un travail artisanal en suivant d’abord 2 années de formation en ébénisterie puis en tapissier garnisseur. Ainsi munie de ces 2 CAP j’ai commencé une nouvelle carrière et me suis installée en 2009 comme artisan Tapissier.

garnissage_fauteuils

Dites-nous-en plus sur votre métier, votre approche 
Grace à ma double compétence, je prend en charge la restauration d’un siège dans sa globalité, je vérifie, recolle ou restaure la structure du siège qui m’est confié puis je réalise le changement de garniture et enfin la pose de la nouvelle couverture en cuir ou tissu.
Pour les sièges anciens j’utilise toujours la technique de garnissage traditionnelle avec sangles de jute, ressorts, crin végétale et animal, garniture piquée avec ficelle de lin, ouate de coton.
Pour des sièges plus récents qui nécessitent une garniture en mousse, je m’attache à utiliser des matériaux avec une bonne résilience et des épaisseurs et densités adaptées.
L’important étant pour moi de respecter le siège, avec son ancienneté, les techniques qu’il nécessite et l’histoire qu’il transmet.

fauteuils_colores ebeniste

Qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier ?
Tout d’abord, chaque siège est différent (chaise, fauteuil, canapé, pouf, tabouret, paravent..). Si les techniques traditionnelles sont rodées, elles sont suffisamment complexes, composées de nombreuses étapes très différentes et précises pour ne pas avoir l’impression de se répéter. Surtout chaque siège appartient à un client différent, qui a avec celui-ci un attachement affectif particulier, qu’il s’agisse d’un héritage familial que l’on veut garder intact par nostalgie ou que l’on souhaite garder chez soi en changeant complètement le style du tissu pour l’accorder dans son intérieur ou qu’il s’agisse d’un coup de cœur d’un chineur qui se l’approprie. Autant de combinaisons qui rendent mon travail à chaque fois unique.
D’autre part je trouve assez “magique” qu’au XXI siècle on ait gardé vivantes des techniques qui nous permettent de quand même de recréer un canapé ou un fauteuil avec uniquement des matières naturelles et “zéro” pétrole. C’est assez rare, et je suis assez fière de participer à entretenir ce savoir faire.
J’ai aussi la chance, grâce à des rencontres, de pouvoir de temps en temps travailler en agencement ou avec des scénographes en participant à la création d’un siège qui n’existe pas, ou sur mesure avec des contraintes très particulière à prendre en compte.
Bref, vous l’aurez compris, j’aime la variété de mon métier !

tapissier_travail

Que pensez-vous de l’évolution des métiers de l’artisanat ?
J’aimerai être très enthousiaste, mais.... ce type de métier est très gourmand en temps,ce qui est de plus en plus difficile à facturer aux clients qui souvent comparent avec un marché de la décoration de grande diffusion. Il est presque toujours plus cher de restaurer que d’acheter du neuf - même si cela n’a rien à voir.
Alors que j’aimerai offrir à tous cette possibilité de donner une seconde vie à ces meubles de famille, je pense que la clientèle risque de se réduire à une niche aux fils des années. C’est aussi pour cette raison que je pense qu’il est important de garder une très grande qualité, qui sera la clé de la différenciation.

Vous rejoignez aujourd’hui le réseau AlloMarcel : Pourquoi ? Quels sont les aspects du concept AlloMarcel qui vous ont séduit ?fauteuil_restaure

J’ai  souvent été démarchée pour apparaitre dans des annuaires professionnels, qui n’avait pour raison d’être que d’engendrer des recettes publicitaires,sans aucune valeur ajoutée ni pour le client, ni pour l’artisan.
Le principe d’AlloMarcel ressemble beaucoup plus à ma manière de fonctionner. En huit année d’expérience j’ai réalisé auprès de ma clientèle combien la confiance était importante, le bouche-à-oreille est la meilleure façon de trouver de nouveau client. Pour moi AlloMarcel c’est du bouche-à-oreille à plus grande échelle et sur le web ! AlloMarcel n’est pas qu’un annuaire : ils s’engagent auprès de leurs clients, ils vérifient, ils coordonnent, ils engagent leur réputation... Ceci est rassurant pour les clients, tout comme quand votre collègue de travail ou votre voisine vous recommande un bon plombier ou un bon tapissier.

Du côté des professionnels, AlloMarcel nous fait profiter de sa couverture médiatique et de sa visibilité sur Internet qui ne nous est pas forcément accessible.
A titre personnel j’espère aussi rencontrer auprès d’AlloMarcel des professionnels avec qui je pourrais partager des chantiers, des expériences ou des adresse de fournisseurs...

 


Mis à jour il y a